




Le 175e anniversaire

| 
|
La Semaine des Nobel
Du 3 au 7 mai 2010

Pleins feux sur nos invités!


Françoise Barré-Sinoussi

 
Chercheuse en virologie à l'institut Pasteur à Paris, Françoise Barré-Sinoussi est co-récipiendaire - avec Luc
Montagnier - du Prix Nobel de physiologie et médecine en 2008 pour la découverte
(dès 1983) du virus de l'immunodéficience humaine (VIH) à l'origine du sida. Françoise Barré-Sinoussi
dirige l'unité de régulation des infections rétrovirales du département de virologie de l'Institut Pasteur.
Depuis 2007, elle est co-présidente du comité d'éthique de l'Institut Pasteur et très impliquée
dans la promotion de l'intégration entre la recherche sur le sida et les actions dans les pays pauvres, via le Réseau
international de l'Institut. Elle dirige également le site « Asie du Sud-est » de l'Agence française de recherche sur
le sida et les hépatites.


Mario Capecchi

 
Né à Vérone (Italie) en 1937, Mario Capecchi émigre aux États-Unis en 1946 avec sa mère rescapée de Dachau. Prix
Wolf de médecine en 2003, il reçoit avec Evans et Smithies le Prix Nobel de physiologie et de médecine en 2007,
pour avoir identifié les modifications génétiques de lignées de souris par intégration de cellules souches embryonnaires.
Les travaux de Capecchi sur les
souris transgéniques ont contribué à la
connaissance des fonctions et mécanismes
de régulation des gènes, mais
aussi à la création de nombreux modèles
d'étude de maladies.


Alain Connes

 
Né à Draguignan en 1947, Alain Connes
fait ses études à l'École normale supérieure
(ENS). Dans les années 80, il est
directeur de recherche au CNRS et professeur
au Collège de France à la Chaire
Analyse et Géométrie depuis 1984. Ses
travaux de recherche révolutionnent la
théorie des algèbres de Von Neumann et
résolvent la plupart des problèmes, notamment
la classification des facteurs
de type III. Ils lui valent la Médaille
Fields en 1982, le Crafoord Prize en
2001 et la Médaille d'or du CNRS en
2004.
Alain Connes a largement contribué
à la création d'une nouvelle branche
des mathématiques : la géométrie différentielle
non-commutative. Son travail a
permis de donner un cadre mathématique
à des problèmes de mécanique
quantique et à la théorie de la relativité.


Christian De Duve

 
Né à Thames-Ditton, près de Londres, en 1917, Christian De Duve est diplômé
de l'Université catholique de Louvain en médecine et en chimie. Perfectionnant
les techniques de séparation des constituants cellulaires par centrifugation
mises au point par Albert Claude, il décrit pour la première fois deux organites
cellulaires inconnus jusque là : le lysosome (1955) et le peroxysome dix
ans plus tard. Il réussit à montrer que les différentes structures visibles dans
les cellules sont des entités fonctionnelles limitées par une membrane et qui
concentrent en leur sein des enzymes
spécifiques, véritables marqueurs de
ces structures.
En 1974, il reçoit - avec
Albert Claude et George Emil Palade - le
Prix Nobel de physiologie et de médecine
pour avoir découvert comment la
cellule peut absorber ou détruire les
substances - bonnes ou mauvaises - sans altérer son fonctionnement.


Pierre Deligne

 
Né à Bruxelles en 1944, Pierre Deligne
est diplômé en mathématiques de
l'ULB. Récompensé par la Médaille
Fields en 1978 pour sa preuve des
conjectures de Weil en géométrie algébrique,
il utilise une nouvelle théorie de
cohomologie appelée « cohomologie
étale » - fondée sur les hypothèses
d'Alexandre Grothendieck - qu'il applique
avec succès aux conjectures de
Weil. Il reçoit également le Prix Crafoord en 1988, le Prix Balzan en 2004 et le
Prix Wolf en 2008.
Ses travaux concernent
aussi la théorie de Hodge, les fonctions
modulaires, les conjectures de
Langlands et la théorie des représentations.
Ils apportent un éclairage nouveau
sur la relation entre géométrie
algébrique et théorie du nombre algébrique.


Ronald Dworkin

 
Philosophe du droit engagé, né à Worcester
(États-Unis) en 1931, Ronald
Dworkin fait ses études à Harvard et à
Oxford en philosophie et en droit. Il travaille
pour le célèbre Learned Hand [juge américain défenseur de la liberté
d'expression] à la cour d'Appel des
Etats-Unis et chez Sullivan et Cromwell.
Il enseigne ensuite à Yale, où il occupe
la chaire de jurisprudence, puis à Oxford,
Londres et New York, depuis la fin
de la décennie 70. Riche de sa double
formation, il développe sa réflexion en
philosophie politique et théorie du droit
autour de deux axes majeurs : la place
de l'interprétation en droit et la définition
d'une forme de libéralisme éthique
et politique, en rupture avec l'utilitarisme
et le positivisme juridique.
Sa
théorie l'amène à prendre position sur
des questions politiques importantes
telles que la désobéissance civique ou
la discrimination positive au profit des
minorités défavorisées. Il a reçu en
2007 le Holberg International Memorial Prize.
Un peu de lecture sur R. Dworkin


David J. Gross

 
Né à Washington en 1941, David J. Gross est diplômé en physique et mathématiques
de la Hebrew University of Jerusalem. En 1969, il rejoint l'Université de
Princeton où il restera 27 ans et travaille sur la théorie des cordes hétérotiques
dont il est le co-découvreur avec Harvey,Martinec et Rohm. Avec Politzer et Wilczek, deux de ses anciens étudiants,
David Gross a découvert le fonctionnement
du noyau des atomes. À trois, ils
reçoivent le Prix Nobel de physique en
2004 pour leurs travaux sur les particules
fondamentales quarks.
Leur découverte
rapproche la physique du rêve
d'arriver à formuler une théorie qui
engloberait la gravité - une théorie du
tout !


Ronald Inglehart

 
Né dans le Wisconsin en 1934, Ronald
Inglehart se forme aux sciences politiques
à l'Université du Michigan. Il dirige le
«World Values Survey » : un réseau de
180 sociologues effectuant des sondages
dans une centaine de pays afin
de savoir comment les gens appréhendent
le monde. Ronald Inglehart a également
analysé les changements
culturels et leurs impacts politique et
économique lorsque de jeunes populations
remplacent les aînés dans la population
adulte.
The Silent Revolution
traite des changements affectant les sociétés
industrielles avancées. Modernisation
et Postmodernisation défendent
l'idée selon laquelle le développement
économique, les changements politiques
et culturels vont de paire et sont,
dans une certaine mesure, prédictibles.
En 2004, il réexamine la thèse de la sécularisation
et souligne que la religiosité
persiste davantage parmi les
populations vulnérables mais constate,
paradoxalement, qu'une part de plus
en plus grande de la population mondiale
passe du temps à réfléchir au
sens de la vie et à des préoccupations
spirituelles.


Eric Maskin

 
Né en 1950 à New York, Eric Maskin fait
ses études à Harvard où il décroche un
PhD (doctorat) en mathématiques appliquées.
Il rejoint Cambridge en qualité
de research fellow en 1976 et enseigne
au MIT de 1977 à 1984 et à Harvard de
1985 à 2000, où il occupe la chaire d'économie
Louis Berkman. En 2000, il
entre à l'Institute for Advanced Study de
Princeton. En 2007, il reçoit, avec Hurwicz
et Meyerson, le Prix Nobel d'économie
pour ses travaux basés sur la
théorie des jeux, dont les mécanismes
peuvent éclairer le fonctionnement des
marchés. Connu pour ses positions tranchées
anti-brevets logiciels à travers le
concept d'innovation incrémentale, ses
recherches actuelles concernent la comparaison
de règles électorales, l'examen
des causes d'inégalité et la formation
des coalitions.


Mario J. Molina

 
Né à Mexico en 1943, Mario J. Molina se forme au Mexique, en Allemagne et à
Paris pour finalement reprendre des études de chimie à Berkeley en 1968.
En 1995, il reçoit avec Sherwood Rowland le Prix Nobel de chimie, pour leurs apports dans la compréhension
des dommages causés à la couche d'ozone terrestre par les chlorofluorocarbones. Ils montrent que les équilibres
chimiques de l'atmosphère peuvent être perturbés par des éléments en quantité infime dans l'air.
En prouvant
la responsabilité des polluants d'origine
humaine, ils ont contribué, souligne le
jury Nobel, à éviter un problème
écologique planétaire. Leurs travaux
ont donné ses lettres de noblesse à la
climatologie.


Edmund Strother Phelps

 
Economiste américain reconnu pour ses travaux sur la croissance économique menés à la Yale's Cowles Foundation dans les années 1960, Edmund S. Phelps est notamment célèbre pour avoir introduit - à cette époque - une dimension microéconomique fondée sur les anticipations dans la théorie de la détermination de l'emploi et de la dynamique prix-salaires.
Son travail le plus connu est probablement sa théorie du taux de chômage naturel ; initié avec Milton Friedman.
L'académie royale des sciences de Suède a jugé que ses travaux sur les arbitrages de politique économique avaient permis "d'approfondir notre compréhension des relations entre effets à court terme et à long terme" et "de changer notre façon de percevoir l'interaction entre inflation et chômage". Edmund S. Phelps a obtenu le Prix Nobel d'économie en 2006 pour ses recherches sur les arbitrages entre le long et le court terme des politiques macroéconomiques. Ses contributions ont été décisives, tant pour la recherche en économie que pour les politiques économiques.


Gao Xingjian

 
Écrivain, traducteur, dramaturge, metteur
en scène, critique et artiste, né en 1940
à Gao Ganzhou (province de Jiangxi -
Chine), Gao Xingjian, est aujourd'hui
citoyen français. Envoyé en camp de rééducation
durant la Révolution culturelle
(1966-76), Gao Xingjian ne peut rien publier
avant 1979. Ses premiers écrits paraissent
dans des magazines littéraires
en Chine entre 1980 et 1987. Un grand
nombre de ses pièces expérimentales et
pionnières, inspirées par Brecht, Artaud
et Beckett, sont jouées au Théâtre
d'art populaire de Beijing.
Condamné durant la campagne contre la «pollution
intellectuelle» et suite à la censure qui
frappe ses oeuvres, il se réfugie à Paris
en 1987. Déclaré persona non grata
par le Régime, ses oeuvres sont interdites.
Aujourd'hui traduit dans de nombreuses
langues et joué partout dans le
monde, Gao Xingjian a reçu le Prix Nobel
de littérature en 2000 pour «une oeuvre
de portée universelle, marquée d'une
amère prise de conscience et d'une ingéniosité
langagière, qui a ouvert des voies
nouvelles à l'art du roman et du théâtre
chinois».


Rolf Zinkernagel

 
Né à Riehen (Suisse) en 1944, Rolf Zinkernagel étudie la médecine à l'Université
de Bâle et poursuit des études à Zurich. En 1996, il décroche le Prix Nobel de physiologie et médecine avec
Peter Doherty. Leurs travaux, centrés sur des globules blancs -lymphocytes T cytotoxiques - qui agissent en détruisant
les virus et les cellules infectées, aboutissent à la découverte du système de reconnaissance par le système immunitaire des cellules infectées par des virus, parmi les cellules normales.



Avec la participation de:


|