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La Faculté de Médecine de l'Université libre de Bruxelles sous l'Occupation - Iconographie

Iconographie

LA FACULTE DE MEDECINE CONTRE LE TOTALITARISME


Fig. 1 Manifestation de sympathie des étudiants bruxellois devant les ambassades de Grande-Bretagne et de France le 11/04/40.


Fig. 2 Le Comité de vigilance antifasciste est créé en 1934 à l'initiative de l'Association Générale des Etudiants, du Cercle du Libre Examen, des Cercles politiques libéraux, socialistes et marxistes avec la bienveillance du Recteur Edouard Bogaert.

INVASION ET ERRANCES


Fig.3.Les membres du Centre d'instruction du Service de santé (C.I.S.S.) sont d'abord logés dans une caserne à Montpellier mais considérés comme persona non grata ils doivent être transférés à Aniane dans l'Hérault en réaction à une campagne anti-belge soulevée par la capitulation de la Belgique.


Fig.4.1300 sursitaires – étudiants en médecine dès la deuxième candidature, les pharmaciens et les licenciés en dentisterie - sont mobilisés au sein du C.I.S.S. commandé par le Colonel-médecin Scheyvaerts.

FORMATION ET MOBILISATION


Fig.5.Les autorités académiques dispensent des enseignements spécifiques concernant la pratique des narcoses intraveineuses, le traitement des plaies, l'usage des composés sulfamidés, les progrès de la vaccinothérapie et de la sérothérapie.


Fig.6.L'estimé professeur Georges Chavanne (1975-1941) (Chimie), est appelé sous les drapeaux. Jacques Mulnard, alors étudiant en première candidature, se souvient d'avoir assisté au dernier cours d'un Chavanne en uniforme d'officier de marine. Le chahut indescriptible qui envahit l'auditoire ce jour-là reflète l'élan patriotique qui anime la communauté estudiantine.

L'UNIVERSITE BAILLONNEE


Fig.7.Le Recteur Frans Van den Dungen refuse catégoriquement de pourvoir les chaires vacantes par des nominations définitives afin de pas léser les candidats absents en raison de guerre.


Fig.8 - Fig.8bis.Ordonnance du 28-10-40 Documents concernant les mesures contre les Juifs.

L'UNIVERSITÉ LIBRE DE BRUXELLES CADENASSÉE


Fig. 9.La Faculté de Médecine située Porte de Hall. Dès lors que l'ULB ferme ses portes le 25 novembre 1941, une partie des étudiants bruxellois décide de s'inscrire à Liège ou Louvain où la solidarité universitaire bat son plein. Ces universités se mobilisent ; elles acceptent d'inscrire rétroactivement, voire fictivement les étudiants pour leur éviter le travail obligatoire ou la déportation. Pour les étudiants juifs, par contre, l'interdiction est complète et ils n'ont d'autre alternative que de suivre des cours clandestins et passer le Jury central.


Fig. 10.Document de réquisition de matériel. Hector Waterlot (1897-1981), à qui revient la délicate mission d'encadrer la présence allemande sur le campus et de gérer bâtiments et matériel. Les bons de réquisition s'entassent : bureaux, chaises, étagères, demandes de tableaux anatomiques, photomètres, cuvettes, centrifugeuses …et les allemands prennent véritablement leurs quartiers. Une installation anticipant de quelques mois une réquisition quasi-totale des locaux, y compris des logements attachés à la Faculté.

LA RÉSISTANCE, LE PRIX À PAYER


Fig.11.Fausse carte d'identité de Monsieur Franckson. Marcel Franckson, la cheville patriote. Son activité consiste à distribuer des tracts anti-allemands et à publier un journal de propagande A la fin de l'année 1940, un groupe d'étudiants, dont Marcel Franckson alors étudiant de deuxième candidature médecine, fonde le Comité de Surveillance de l'ULB dont l'objectif est de ranimer le moral et la flamme patriotique des Belges. Le père de Franckson, déjà résistant durant la Première Guerre mondiale, dirige le groupe. Après la fermeture de l'ULB, le Comité de surveillance, compte une centaine de membres et s'organise suivant six zones géographiques : Laeken, Jette, Anderlecht, Ixelles, Auderghem et Uccle.


Fig.12.Le Groupe G est une organisation de sabotage fondée à l'ULB en 1942 par Jean Burgers. En relation directe avec Londres, ce groupe sabote les installations de production, de circulation et de communication utilisées par les Allemands et tâche de perturber leur approvisionnement en énergie.

LES ENGAGEMENTS PATRIOTES


Fig. 13.Eugène Soumenkoff, étudiant de deuxième doctorat en médecine, organise un attentat contre les véhicules de la Gestapo. Il est arrêté par une sentinelle alors qu'il dépose des « briquettes » incendiaires sous les camions allemands. Incarcéré à la prison de Saint-Gilles, il est condamné à mort. Finalement sa peine est commuée en condamnation aux travaux forcés. Eugène est déporté en Allemagne et interné dans les camps de Sachenhausen et Sonnenburg, d'où il est libéré, en 1945, par l'Armée Rouge.


Fig.14.Georges Livchitz. Texte écrit à sa maman avant d'être fusillé : Chère maman, ne pleure pas trop en pensant à ton petit… Pense que nous sommes morts au front, pense à toutes les familles, à toutes les mères éprouvées par la guerre - guerre que nous avons tous crû voir finir plus tôt. - J'aurais voulu être là pour qu'à deux nous puissions travailler dans le monde qui se fait. Youra Livchitz 17 février 1944 Bruxelles.

LES BELGES EN ANGLETERRE ET LA BRIGADE PIRON


Fig.15.Le major Jean-Baptiste Piron. Le First Belgian Group officiellement formé en 1942, est placé sous le commandement du major Jean-Baptiste Piron.

LIBÉRATION ET RELIEF MISSION


Fig.17.Locaux de L'ULB. Si l'état de délabrement des locaux réquisitionnés par les Allemands repousse la rentrée effective à janvier 1945, une première session d'examens est organisée dès novembre 1944.


Fig.18.Char de Saint-Verhaegen. Le 20 novembre 1945, le cortège et le char de médecine font de nombreuses références à la récente introduction de pénicilline en Europe. Révolution thérapeutique sans précédent, la quantité disponible n'en est pas moins réduite et dans l'immédiat après guerre, la garde des stocks belges est confiée à l'hôpital Saint-Pierre.



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