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Evénements

1834





L'Histoire

Les événements qui ont inspiré la pièce "1834" sont ceux qui ont agité la Belgique et notre Université, mais aussi l'Europe, entre 1820 et 1840.

Les idées qui ont inspiré "1834" sont, d'une part, les idées nouvelles, nées dans le sillage de la Révolution française et de la Déclaration des Droits de l'Homme, mais aussi, les idées anciennes, assaillies par des théories nouvelles, pas toujours pertinentes, au gré des progrès de la science et du développement industriel, économique et social.

En Belgique, après la domination autrichienne, on avait connu l'Empire. Après lui, la domination mal accueillie des Hollandais et de la famille d'Orange. En 1830, libéraux et cléricaux avaient su faire taire leurs divisions afin de se libérer du joug hollandais.

Mais après l'Union des intérêts, les antagonismes se réveillèrent, sur fond d'idéaux philosophiques: les Catholiques libéraux, inspirés des Lumières, souvent Francs-maçons, luttaient pour défendre une liberté de conscience, de culte et d'expression maltraitée et, pour ce faire, entendaient réduire à la sphère privée l'influence de l'Église; tandis que les Catholiques cléricaux - leurs adversaires ultramontains - craignant de voir se déliter une société ébranlée par les idées sulfureuses d'évolutionnisme, de collectivisme, de matérialisme et anxieux de voir s'effondrer l'édifice chrétien, luttaient, eux, pour que l'Église conserve son influence et ses prérogatives.

La formation des générations futures est toujours, dans les conflits philosophiques, un enjeu majeur et l'enseignement est donc toujours l'objet de luttes féroces. C'est dans ce contexte qu'en 1834, les Cléricaux créèrent l'Université Catholique de Malines et que par réaction, les Libéraux, créèrent dans la foulée, sous l'impulsion d'Auguste Baron et de Pierre-Théodore Verhaegen, l'Université libre de Belgique qui devait devenir l'Université libre de Bruxelles…

La pièce

Ce qui est passionnant dans les événements sociaux et politiques qui ont jalonné le 19e siècle, c'est la difficulté des débats auxquels nos anciens durent faire face.

Les sciences faisaient des progrès inouïs, particulièrement dans le domaine du vivant, ce qui avait pour corollaire la remise en question de nombre d'idées philosophiques et religieuses. Le cerveau humain était étudié de plus près et l'on se divisait à son sujet entre matérialistes et spiritualistes.

En Belgique, le pouvoir était désormais dans les mains d'une bourgeoisie qui, au sein d'une monarchie constitutionnelle originale, apprenait à gouverner.

La liberté de conscience et d'opinion étaient gravées dans la constitution de notre jeune pays, au grand dam de l'Église et du Pape Grégoire XVI, auteur de l'encyclique Mirari vos, qui condamnait sans appel notre Constitution.

Les classes laborieuses prenaient peu à peu conscience de leur force et de leurs droits, soutenues par des théories économiques et sociales nouvelles.

Ces débats méritent d'être contés car outre l'ampleur qui fait leur intérêt, ils sont les mêmes, au fond, que de tout temps, et nos sociétés d'aujourd'hui sont toujours confrontées aux progrès des sciences, à l'intolérance, aux obscurantismes et aux superstitions.

C'est pourquoi le dialogue principal de la pièce, entre un Libéral et un Clérical, sera émaillé de propos inspirés par divers personnages du passé et du présent: St Augustin, Voltaire, Cavanna, Flaubert, Sarkozy … mettant ainsi les époques en perspective et suscitant des questions et des observations, plus que des réponses.

Les artistes


 
"1834" est une pièce écrite par Dominique Jonckheere, musicien, chef d'orchestre, ingénieur et enseignant à l'ULB.




 
La mise en scène est de Patricia Houyoux, comédienne, metteur en scène, et professeur d'Art Dramatique au Conservatoire de Bruxelles. On se souvient, notamment, de ses mises en scène récentes de pièces d'Eric Emmanuel Schmitt au Théâtre Le Public : Variations énigmatiques et Petits crimes conjugaux.




 
 
Les rôles des deux personnages principaux sont confiés à deux comédiens belges de renom : Didier Colfs et Jean-Marie Pétiniot, que l'on a pu voir tous deux dans des rôles de premier plan sur toutes les scènes de la Communauté française.



 
Ils seront accompagnés par Laure Tourneur.





La Fondation ULB

D'utilité publique, la Fondation ULB a pour but de favoriser la recherche scientifique à l'ULB en organisant des actions de levée de fonds en Belgique et à l'étranger, notamment pour soutenir des projets de recherche, favoriser la communication des résultats de la Recherche sous toutes ses formes et contribuer à la formation des chercheurs de l'ULB.

Elle peut recevoir des dons et des legs, en argent ou en nature, de particuliers, d'entreprises, d'organisations ou d'autres entités, des subsides publics ou privés, etc.

Elle exerce ses activités sans but lucratif, en dehors de toutes préoccupations politiques et religieuses et dans le respect du principe du libre examen tel que consacré dans les statuts de l'ULB.

L'intégralité des recettes de 1834 sera reversée à la Fondation ULB.

Publication

 
Un numéro de la revue de La Pensée et les Hommes sera spécialement diffusé lors de la soirée de gala du 16 novembre, au Bozar, pour le lancement de la pièce 1834. Il comportera le texte original de la pièce, deux articles, l'un du président de l'Université, Jean-Louis Vanherweghem, et l'autre du Grand Maître du Grand Orient de Belgique, Bertrand Fondu, ainsi que deux études à caractère historique: sur le thème du libre examen, par Pierre Daled, et sur le rôle maçonnique de Pierre-Théodore Verhaegen, par Jacques Lemaire.

En pratique:"1834: L'ULB fête ses 175 ans"
Auteurs: Jean-Louis Vanherweghem, Bertrand Fondu, Dominique Jonckheere, Pierre Daled, Jacques Lemaire.
Contact: La Pensée et les Hommes - Christiane Loir : 02/650.35.90 et email.

Infos pratiques

Date : lundi 16 novembre 2009 à 20h15
Lieu : Salle Henri Leboeuf - Palais des Beaux-arts, Rue Ravenstein 23, 1000 Bruxelles
Réservations: 02 507 82 00 ou au BOZAR
Prix des places: 45 EUR (étudiants 25 EUR)
Tenue de ville souhaitée.

Un cocktail au champagne sera offert à l'issue de la représentation
La pièce sera surtitrée en anglais.

Une Générale publique gratuite réservée aux étudiants et au personnel de l'ULB, sera donnée dans l'auditoire Paul-Emile Janson, le lundi 9 novembre 2009 à 19h. Un service de petite restauration vous sera proposé par l'Association des Cercles Etudiants avant la représentation.




Avec la participation de:

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